
ABIDJAN – Par décret présidentiel intervenu ce mardi 10 février, le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara, a accordé une mesure de grâce totale à Monsieur Mamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de transition (CNT) du Mali. Cette décision met fin aux poursuites judiciaires ayant conduit, le 30 janvier dernier, à la condamnation du parlementaire malien à une peine de trois ans d’emprisonnement ferme.
La justice ivoirienne avait initialement retenu le chef d’accusation d’outrage au chef de l’État à l’encontre de l’élu, suite à des déclarations diffusées sur les plateformes numériques. Toutefois, le recours à la clémence présidentielle vient ici clore une procédure qui faisait l’objet d’une attention diplomatique soutenue. Selon des sources proches du dossier, les excuses formelles présentées par l’intéressé durant la phase de détention auraient favorablement orienté la décision de l’exécutif.
Cette initiative de la présidence ivoirienne est interprétée comme un geste fort visant à préserver les relations de bon voisinage et à favoriser la détente politique entre Abidjan et Bamako. En choisissant l’apaisement plutôt que la stricte application de la sanction pénale, la Côte d’Ivoire réaffirme sa volonté de privilégier les canaux de la conciliation dans les affaires à forte résonance régionale.
Mamadou Hawa Gassama, qui avait été placé sous mandat de dépôt en juillet 2025, a recouvré la liberté immédiate de ses mouvements. Son retour au Mali est attendu dans les prochaines heures, marquant ainsi le dénouement définitif de ce différend juridique.

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