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Niamey-N’Djamena : la société civile tchadienne réagit aux accusations du Niger par la voix du Dr Mahmoud Ali Seid

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Alors que les tensions diplomatiques persistent entre Niamey et N’Djamena depuis les révélations du capitaine Roger Gabriel sur la tentative de déstabilisation des 28 et 29 août à Niamey, la société civile tchadienne sort du silence. Dans une déclaration adressée à notre rédaction, le Dr Mahmoud Ali Seid, Président de la Coalition des Associations de la Société civile pour les Actions citoyennes (CASAC), rejette avec fermeté les accusations visant son pays.

L’officier nigérien, en service à la base aérienne 101 de Niamey, avait affirmé avoir été contacté par des interlocuteurs tchadiens qui lui auraient annoncé une intervention militaire en soutien aux éléments impliqués dans les affrontements survenus dans la nuit du 28 au 29 août. Des accusations que le Dr Mahmoud Ali Seid qualifie de « totalement dénuées de fondement », mettant en doute la crédibilité même du témoin.

« Comment accorder du crédit à un homme qui, par une étrange alchimie, se présente comme l’interlocuteur privilégié de l’humanité entière, affirmant que certains lui auraient même proposé leur aide ? », s’interroge le président de la CASAC, qui y voit la marque d’une « légèreté d’analyse ».

Pour lui, la véritable question est ailleurs : « Qui se cache derrière cette campagne calomnieuse visant à imputer aux pays voisins la responsabilité des événements survenus à Niamey ? » Une interrogation qu’il résume d’une formule sans détour : « Il y a, indiscutablement, anguille sous roche. »

Le Dr Mahmoud Ali Seid insiste sur l’absence de tout intérêt du Tchad à s’immiscer dans les affaires intérieures du Niger, et dénonce une tentative « illusoire et injuste » d’impliquer son pays sans preuve crédible. Il rappelle les liens historiques entre les deux nations : « Le peuple nigérien et le peuple tchadien sont liés par une fraternité profonde ; aucune manœuvre ne saurait détruire ces attaches historiques et géographiques essentielles. »

En conclusion, le président de la CASAC appelle à la vigilance : « Nous invitons nos frères nigériens à demeurer lucides et à ne pas tomber dans le piège de celles et ceux qui souhaitent voir la déstabilisation s’installer et prospérer en Afrique, et plus particulièrement au Sahel. »

Contacté par Sahel d’Afrique, le camp nigérien n’a pas encore réagi à cette déclaration.

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