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CENTRAFRIQUE : DÉMOCRATIE, DIALOGUE ET ÉQUILIBRE — L’AJEMADEC INTERPELLE LES ACTEURS DE LA VIE NATIONALE

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En République centrafricaine, la Journée internationale de la démocratie a pris une dimension particulière. À Bangui, l’Association Jeunesse en Marche pour le Développement en Centrafrique (AJEMADEC) a rappelé que la démocratie ne se limite pas aux élections, mais exige dialogue, participation citoyenne et cohésion nationale.

Son président fondateur, Rhosyns Zalang Ngatondang, souligne : « La démocratie ne se résume pas seulement à l’organisation des élections. C’est un processus qui se construit par un dialogue inclusif et permanent. » Ce message rejoint celui des Nations unies, qui rappellent que la démocratie implique aussi droits humains, État de droit et inclusion.

L’AJEMADEC insiste sur le rôle du dialogue comme test de maturité démocratique. Dans un pays marqué par des crises politiques et sécuritaires, la confiance entre institutions, responsables et citoyens reste essentielle. L’ONU met également l’accent sur des processus délibératifs favorisant la participation de voix diverses.

Au-delà du politique, Ngatondang attire l’attention sur les déséquilibres socio-économiques, éducatifs et culturels. Pour l’organisation, réduire ces inégalités est indispensable à la consolidation démocratique. D’où une interrogation centrale : une démocratie peut-elle se renforcer si une partie de la population demeure exclue des opportunités ?

Le 15 septembre a aussi marqué le lancement du mouvement citoyen « ÉQUILIBRE », destiné à réfléchir et agir sur ces déséquilibres. Sa crédibilité dépendra de sa capacité à transformer ses principes en actions concrètes.

Enfin, l’AJEMADEC appelle les Centrafricains à dépasser leurs clivages ethniques, régionaux et politiques : « Nous avons un seul pays, la Centrafrique, que tout le monde doit protéger et faire émerger. » L’unité nationale, rappelle-t-il, doit s’accompagner du respect des divergences dans un cadre institutionnel.

La Journée internationale de la démocratie rappelle que ce processus repose sur participation, dialogue et inclusion. En Centrafrique, le défi est de transformer ces principes en pratiques visibles pour les citoyens. Pouvoirs publics, partis, société civile et citoyens sont tous appelés à agir au-delà du seul moment du vote. Le lancement d’« ÉQUILIBRE » ouvre une nouvelle séquence pour mesurer cette capacité.

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