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CAMEROUN : HOMMAGE À MON FRÈRE MARTYR FOTSO DEFFO

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lâchement assassiné par la dictature néocoloniale et vassale de Ahidjo-Biya en septembre 1980 au Cameroun.

Continue de t‘élever dans le Pouvoir Ancestral, Frère !

Hotep, Famille

En septembre 1980, la police de la dictature néocoloniale du Cameroun assassinait lâchement par balles mon Grand-Frère, Fotso DEFFO.

Fotso était étudiant en Sciences Économiques et sa rigueur scientifique, ses talents d’éducateur et de pédagogue, sa passion pour la transmission du savoir et son don d’éveilleur de consciences lui ouvraient les voies d’un brillant avenir académique.

En même temps, il était joueur de l’Équipe Nationale Camerounaise de Volleyball. Les spécialistes le considéraient comme l’un des meilleurs joueurs africains à son poste et une glorieuse carrière sportive internationale l’attendait.

Malheureusement, à la fleur de l’âge, le régime criminel de Ahidjo-Biya l’a arraché à sa Famille, à ses Camarades, à ses Coéquipiers et à toutes celles et ceux qui l’aimaient.

Près d’un demi-siècle après ce crime lâche, ma Famille n’a toujours obtenu ni vérité, ni justice.

C’est malheureusement le sort commun de toutes les familles africaines dont les membres sont tombé/es martyr/es des régimes criminels que les impérialistes occidentaux nous ont imposés après les fausses indépendances.

Félicitations, Respect et Honneur à sa Famille qui n’a pas craqué sous le poids du traumatisme de son assassinat et des pressions de la dictature au pouvoir, avec un Hommage particulier à sa Mère, Mami Tuedjo d’Ambam.

En effet, malgré la douleur de la perte de son fils, cette Reine Guerrière a fait don à son peuple de son autre enfant qui avait fait le choix de s’engager dans la lutte pour la Libération Africaine. Elle l’a ainsi béni, encouragé et soutenu dans son combat, malgré la crainte légitime de perdre un deuxième enfant suite à la persécution, les tortures et les massacres que ses camarades et lui subissaient de la part de la dictature sanguinaire de Biya.

Donc, merci infiniment à Mami ainsi qu’au reste de la Famille qui n’a pas essayé de nous décourager ou dissuader de mener et poursuivre cette lutte.

Que les Ancêtresses et les Ancêtres continuent d‘honorer notre Frère Fotso ainsi que toutes et tous les Martyr/es Africain/es.

Qu’elles/ils continuent de bénir, inspirer et guider leurs Familles et Camarades de Lutte et leur donner la la résilience nécessaire pour ne pas cesser de se battre, ainsi que la force et la détermination nécessaires pour défaire les oppreseurs étrangers et leurs laquais locaux.

Enfin, qu’elles/ils leur donnent la sagesse de travailler ensemble avec d’autres révolutionnaires africain/es authentiques pour reconstruire l’Afrique sur la base de principes et de valeurs et avec des institutions et des mécanismes qui garantiront que personne n’aura plus à pleurer l’assassinat de ses Frères, ses Soeurs, ses Parents, ses Enfants ou ses Camarades et Ami/es par des élites criminelles en civil ou en uniforme.


Ashe! Sekhmet! Amon!

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