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Alors que la capitale nigérienne panse encore les plaies de la tentative de coup d’État du 29 août dernier, des mesures similaires de reprise en main de l’armée seraient en cours dans plusieurs régions du pays, selon des sources sécuritaires.
Trois jours après la tentative de soulèvement militaire qui a secoué Niamey dans la nuit du 29 au 30 août 2026 — quand des éléments issus notamment des Forces spéciales avaient tenté de s’emparer du palais présidentiel, de la télévision nationale et de la base aérienne 101 avant d’être repoussés avec l’appui de l’Africa Corps russe — le mouvement de reprise en main de l’armée nigérienne semblerait se poursuivre au-delà de la capitale.
Bankilaré, département exposé, désormais sans son commandement
Selon plusieurs sources sécuritaires jointes par notre rédaction, plusieurs positions des Forces armées nigériennes (FAN) dans le département de Bankilaré, région de Tillabéri, auraient été désarmées et leurs occupants interpellés. Parmi les militaires visés figureraient un lieutenant-colonel, chef des opérations dans la zone, ainsi que son adjoint. Les intéressés seraient actuellement en cours de transfert vers Niamey.
Si ces informations se confirment, elles laisseraient Bankilaré pratiquement sans les forces régulières et spécialisées qui assuraient jusqu’ici sa défense — une situation d’autant plus préoccupante que ce département de la région de Tillabéri se trouve directement exposé à la menace des groupes armés actifs dans la zone dite « des trois frontières », entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso.
Diffa également concerné
D’après les mêmes sources, des éléments des forces spéciales seraient également en train d’être désarmés dans la région de Diffa, à l’est du pays — une zone elle-même régulièrement confrontée aux incursions de groupes jihadistes.
Un contexte de suspicion généralisée envers les forces spéciales
Ces informations, non confirmées à ce stade par une communication officielle des autorités nigériennes, interviennent dans un climat de méfiance accrue envers certaines unités d’élite de l’armée. Les militaires impliqués dans la tentative de mutinerie du 29 août à Niamey seraient en effet principalement de jeunes officiers issus de plusieurs unités, avec une présence importante des Forces spéciales — des unités très sollicitées sur les fronts antiterroristes, notamment dans le cadre des opérations « Niya » et « Almahaou », et pour lesquelles plusieurs analystes évoquent des frustrations accumulées face aux pertes subies au combat.
Le ministre de la Défense, Salifou Mody, avait dans un premier temps qualifié les événements de Niamey de simple « mouvement d’humeur » de soldats en rupture avec le règlement militaire, avant que l’ampleur des affrontements ne vienne nuancer cette version. Aucun bilan officiel définitif n’a pour l’heure été communiqué par les autorités.

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