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Senfo Tonkam sonne le réveil de l’Afrique face aux illusions, aux faux « panafricanistes » et aux impostures pseudo-révolutionnaires

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Pendant trop longtemps, l’Afrique a été sommée de se taire, de patienter, de subir et de croire aux promesses des empires, aux mensonges des élites compradores et aux discours creux des régimes qui parlent au nom du peuple tout en l’écrasant. Le continent a été traité comme une réserve à exploiter, une terre à fragmenter et une conscience à endormir.

Cependant, cette époque touche à sa fin. Sur le plateau de l’émission Sahel d’Afrique : une pensée, une vision, le carrefour des idées, présentée par Moussa Mahamadou Nazirou, l’analyste géopolitique Senfo Tonkam — qui mène depuis l’Allemagne son combat pour la souveraineté africaine à travers les concepts de la Maat Révolution et du mouvement Nubiakemet — rappelle une vérité essentielle : l’Afrique ne sera pas libérée par ceux qui vivent de sa dépendance. Elle ne sera sauvée ni par les architectes du désordre néocolonial, ni par leurs relais locaux, mais par ses filles et ses fils debout, conscients, organisés et fidèles à la mémoire des martyrs.

La déconstruction d’une immense falsification

Ce que cette parole dérangeante vient exposer, c’est d’abord une falsification historique. On a voulu faire croire aux peuples africains que leur malheur était une fatalité, que la pauvreté, l’humiliation internationale, la guerre permanente et l’effondrement des souverainetés relevaient de l’ordre naturel. C’est faux.

Ce chaos a des auteurs, des bénéficiaires, des courtiers et surtout des complices africains qui ont vendu la terre, la mémoire et les institutions pour conserver un pouvoir sans honneur ni projet.

Le néocolonialisme n’est pas une formule abstraite ; c’est un système concret de domination qui se manifeste par :

  • La confiscation de la parole politique et la mise sous dépendance économique.
  • La destruction programmée des consciences et l’entretien des divisions ethniques, régionales et religieuses.
  • La fabrication d’États faibles pour mieux contrôler des nations fortes et capitaliser sur les souffrances du continent.

Le piège des « panafricons » et la dénonciation des régimes militaires

L’intervention a également mis en lumière l’hypocrisie de ceux que l’invité qualifie de « panafricons » : ces figures qui, hier, prétendaient porter le combat de la révolution africaine avant de se retourner, de pactiser avec les puissances destructrices du continent et de trahir les promesses faites aux peuples.

Senfo Tonkam a particulièrement pointé du doigt les régimes militaires arrivés au pouvoir en promettant la rupture, qualifiant leurs dirigeants de « gros menteurs ». Il déplore le fait que ces autorités reproduisent, et bien souvent aggravent, les dérives qu’elles dénonçaient avant d’accéder aux responsabilités, faisant ainsi souffrir davantage les populations au lieu de les émanciper.

À travers les concepts de la Maat Révolution et de Nubiakemet qu’il impulse, l’analyste propose un paradigme fondé sur une exigence morale et historique rigoureuse :

« Dans Nubiakemet, grâce à la Maat Révolution, nos principes, nos visions et nos agendas sont clairs et cohérents… Seuls ceux qui vivent véritablement selon les normes morales et éthiques de nos ancêtres et qui s’engagent pour la libération totale sont admis. »

Un combat idéologique et une responsabilité historique pour la jeunesse

Le combat central est avant tout idéologique. Tant que l’Afrique pensera sa libération avec des concepts forgés pour sa domestication, elle tournera en rond. Il est urgent de réinvestir la mémoire des résistances, la sagesse de nos ancêtresses et ancêtres, porteurs d’une mémoire vivante et d’une pensée endogène, pour bâtir un projet réunissant le continent et ses diasporas.

S’adressant à la jeunesse à travers les ondes de Sahel d’Afrique, l’invité insiste :

  • L’heure n’est plus aux applaudissements faciles ni aux passions sans stratégie.

  • L’heure est à l’organisation, à l’étude, à l’enracinement et à la discipline révolutionnaire.

  • Il ne suffit pas d’être en colère ou de dénoncer ; il faut savoir bâtir et incarner l’unité dans les luttes.

La génération actuelle fait face à un choix historique : prolonger le cycle des illusions et des trahisons, ou rouvrir le chemin de la libération véritable. Le temps du spectateur est terminé ; un peuple qui retrouve sa mémoire et sa dignité devient une force que rien ne peut durablement soumettre.

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8 Commentaires
  • Franchement, cet article va trop loin. On peut critiquer le panafricanisme et certaines dérives politiques, mais traiter tout le monde de pseudo-révolutionnaire donne surtout l’impression que l’auteur règle des comptes personnels.

  • Je trouve le ton beaucoup trop agressif. Le fond peut être intéressant, mais lorsqu’on veut convaincre les Africains, il faut apporter des arguments solides au lieu de multiplier les attaques contre ceux qui ne pensent pas comme soi.

  • Je trouve l’auteur excessivement catégorique. Il parle comme s’il détenait à lui seul la vérité sur l’avenir de l’Afrique. Un peu d’humilité intellectuelle ne ferait pas de mal.

  • Il est resté égal à lui-même et constant dans sa prise de parole et ses actes depuis 40 ans. Seuls ceux et celles qui ne le connaissent pas pourront le brocarder. Senfo Tonkam alias Samory est UN VRAI RÉVOLUTIONNAIRE

  • Bien parlé mon frère
    Ici Kamto et Tchiroma nous ont déçu
    Au Sahel ça devient du n’importe quoi
    Un seul mot continue

  • Bien parlé mon frère
    Kamto et Tchiroma nous ont déçu
    Au Sahel c’est devenu du n’importe quoi
    Un seul mot : continue

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