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Contre l’embastillement des leaders et la hausse des prix : La riposte du BRDC déferle le 13 novembre

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« Nous ne sommes pas à l’origine de la manipulation des leaders de la société civile ! » C’est par cette mise au point cinglante et sans équivoque que le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) a balayé d’un revers de main les accusations banales du régime. Face à la presse ce vendredi 30 octobre à Bangui, l’opposition démocratique, emmenée par Martin Ziguélé, Crépin Mboli-Goumba et Nicolas Tiangaye, a choisi d’affronter directement le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra : non, la misère du peuple centrafricain n’a pas besoin d’être “manipulée” pour crier son ras-le-bol.

Conséquence directe de cette colère sociale sourde : l’opposition exige la libération immédiate et sans condition des figures de la société civile injustement embastillées notamment Élysée Nguémalé, Quentin Nbgouando, Steve et Barry Barios tout en donnant rendez-vous au pouvoir dans la rue le vendredi 13 novembre 2026 pour une grande marche pacifique sur l’avenue des Martyrs.

La théorie du complot face à la réalité du panier de la ménagère
Accuser l’opposition ou la société civile de “manipulation” est une stratégie aussi vieille que dépassée. Mais dans une République centrafricaine asphyxiée par une troisième hausse consécutive des prix des hydrocarbures en trois ans, l’argument du régime ne tient plus la route. « Personne n’a besoin de manipuler une population qui croule sous la misère et la débrouillarise pour survivre », a rappelé Martin Ziguélé au nom du BRDC.

La réussite retentissante de la récente journée « ville morte » n’était pas le fruit d’une machination politique, mais bien le thermomètre d’un peuple à bout de souffle. Quand le carburant flambe, c’est toute la chaîne alimentaire, le transport et l’économie informelle qui s’effondrent. Ce ne sont pas les distributions d’urgence de carburant aux moto-taximans qui effaceront la réalité : les foyers centrafricains n’en peuvent plus.
Chasse aux sorcières et détentions illégales : La dérive autoritaire

Plutôt que d’apporter des réponses économiques crédibles, le pouvoir a fait le choix de la répression. Les arrestations d’Élysée Nguémalé, Quentin Nbgouando, Steve, Barry Barios et de leurs compagnons illustrent une fois de plus la dérive sécuritaire du régime.

Gardés à vue au-delà de tous les délais légaux prescrits par la loi, ces leaders citoyens sont aujourd’hui les otages d’une tentative de faire taire la contestation sociale. Le BRDC dénonce une violation flagrante des libertés publiques fondamentales et martèle : la crise sociale ne se résoudra pas par le verrouillage des cellules de prison.

En feignant d’inviter la société civile à s’exprimer sur l’avenue des Martyrs plutôt que de paralyser la capitale par des journées ville morte, le président Faustin-Archange Touadéra pensait peut-être lancer un bluff. Le BRDC a décidé de le prendre au mot.

Le vendredi 13 novembre dès 6 heures du matin, les populations de Bangui, Bimbo et Bégoua sont appelées à converger massivement du Rond-Point de la Paix vers le Monument des Martyrs. Ce rassemblement citoyen et pacifique constituera un test grandeur nature pour le pouvoir : autorisera-t-il l’exercice démocratique de la manifestation, ou révélera-t-il son vrai visage en fermant l’accès à la rue ?

Les 5 exigences qui fâchent le régulateur pétrolier
Au-delà de la rue, le BRDC place le gouvernement face à ses responsabilités à travers cinq revendications capitales :

  1. La libération immédiate et inconditionnelle d’Élysée Nguémalé, Quentin Nbgouando, Steve, Barry Barios et de tous les acteurs de la société civile arbitrairement détenus.
  2. L’arrêt définitif de la rhétorique du complot et des accusations mensongères de manipulation politique.
  3. La transparence totale et la publication de la convention signée entre l’État centrafricain et la société Neptune Oil SA.
  4. La libéralisation effective du sous-secteur aval pétrolier afin de briser les opacités et les monopoles de fait.
  5. La baisse immédiate du prix des hydrocarbures à moins de 1 000 FCFA le litre pour redonner de l’air au pouvoir d’achat des ménages.
    L’exigence de clarté sur le contrat Neptune Oil SA touche au cœur du problème. Alors que les citoyens subissent des prix au sommet, l’ombre de l’opacité plane sur la gestion des ressources stratégiques du pays.

Le 13 novembre ne sera pas une simple marche d’opposants. Ce sera le miroir tendu à un pouvoir qui préfère accuser l’ombre plutôt que d’éteindre l’incendie. Les éléments de langage officiels ne font baisser ni le prix du litre d’essence à la pompe, ni le prix de la marmite au marché. Le peuple, lui, attend désormais des actes.

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