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L’IF-VEG sonne l’alerte depuis Abidjan pour une gouvernance de vérité au Burkina, au Mali et au Niger

© Sahel d’Afrique / Oumar Coulibaly, président de l’IF-VEG, lors de la conférence de presse de l’initiative qui veut faire entendre la voix du peuple burkinabè.

Réunie le vendredi 27 mars 2026 à l’Hôtel Famille Mondiale, situé dans la 7e Tranche de la commune de Cocody (Abidjan), l’Initiative Faso – Vérité et Gouvernance (IF‑VEG) a tenu une conférence de presse majeure. Devant un auditoire composé de nombreux journalistes et de représentants de la société civile, l’organisation a délivré un message qui dépasse les frontières du Burkina Faso. Son président, Oumar Coulibaly, a souligné l’importance fondamentale de la dignité humaine et de la bonne gouvernance, affirmant que ce combat concerne désormais l’ensemble de la région sahélienne — du Mali au Niger en passant par le Burkina Faso — unis dans une quête commune de justice.

L’IF-VEG se définit comme une entité indépendante de toute influence politique ou étrangère et représente ceux qu’on réduit au silence, notamment les familles touchées par la violence et les pertes humaines. Pour Oumar Coulibaly, demander justice relève d’une responsabilité citoyenne, ce n’est ni une contestation des institutions ni une trahison.

Au-delà des questions de sécurité, l’organisation a pointé la dégradation des conditions de vie dans plusieurs pays du Sahel. Elle a parlé du coût de la vie qui grimpe, du chômage des jeunes, du ralentissement de l’économie, mais aussi des enlèvements, des disparitions et des restrictions aux libertés fondamentales, autant de signes inquiétants. Elle a rappelé qu’il y a beaucoup trop de dégâts et de pertes sous le prétexte de la révolution. Au lieu de ça, il faut chercher à vivre et à construire : rien ne se construit dans la mort. Que restera-t-il du Burkina Faso si tous ses enfants disparaissent au nom de la révolution ? L’IF-VEG appelle plutôt à la paix, à l’union, à la fraternité, à la bonne gouvernance et à la justice.

Dans ce contexte, elle invite les autorités de transition à mieux protéger les civils, à permettre des enquêtes indépendantes sur les violations présumées des droits humains, et à garantir la liberté d’expression, surtout pour les journalistes et la société civile.

Tout en demandant l’unité nationale et des mobilisations pacifiques, Oumar Coulibaly a aussi appelé les partenaires internationaux à renforcer leur aide humanitaire et à soutenir la mise en place de mécanismes sérieux pour suivre les droits humains, sans ingérence politique.

L’initiative veut que des organisations comme l’ONU, l’Union africaine et la CEDEAO assurent la libre circulation des personnes et des biens. Elle insiste sur le fait que les tensions diplomatiques entre États ou institutions ne doivent pas retomber sur les populations ni les pénaliser.

L’IF-VEG a aussi salué l’engagement des autorités ivoiriennes, notamment le président Alassane Ouattara, pour accueillir les ressortissants sahéliens en difficulté, tout comme l’action du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) en Côte d’Ivoire.

L’organisation prévoit de s’étendre bientôt au Mali et au Niger. Elle estime que la stabilité dans la région ne dépend pas seulement de la sécurité, mais aussi d’une justice crédible et transparente.

Pour finir, l’initiative rappelle que la paix durable au Sahel ne peut pas venir uniquement par la force, mais qu’elle demande un vrai engagement envers les droits fondamentaux, la justice et la liberté de la presse.

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1 Comments Text
  • Merci pour cet article qui donne une meilleure lecture des démarches citoyennes des populations du Sahel.

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