
Dans une vidéo diffusée le 7 mai 2026, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a durci son discours concernant le siège de Bamako et de Kati. Entre menaces voilées et stratégie de guerre psychologique, le groupe tente de justifier les restrictions imposées aux populations civiles.
Une stratégie de guerre psychologique
Le porte-parole du groupe, Bina Diarra (Abu Hudheifah al-Bambari), a pris la parole pour rejeter les accusations de la junte malienne concernant des soutiens extérieurs lors des attaques de Kati. En attribuant ses mouvements à des causes «providentielles», le groupe cherche avant tout à cultiver son image de force autonome.
Dans cette même logique de démonstration de force, le JNIM prétend avoir reçu le renfort de 1 500 combattants. Il est important de noter que ce chiffre, invérifiable de source indépendante, est souvent utilisé par les groupes armés pour intimider les forces de sécurité et décourager la résistance locale.
Instrumentalisation de la crise humanitaire
Le point le plus critique de cette sortie concerne le sort des civils pris au piège du blocus. Le groupe armé semble conscient de l’impopularité des souffrances infligées aux malades :
- Un accès sous condition : Le JNIM prétend autoriser le passage des malades aux checkpoints, mais seulement après des contrôles stricts.
- Menaces sur les civils : Le porte-parole a émis une mise en garde explicite, prévenant que tout civil ayant bénéficié de cette “tolérance” pour se soigner s’exposerait à des représailles s’il rejoignait par la suite les rangs de l’armée malienne.
Focus sur le Terrain
Cette communication intervient dans un climat de tension extrême à Kati, marqué par des arrestations au sein même de l’appareil militaire malien. Le JNIM tente manifestement d’exploiter ces divisions internes pour fragiliser davantage la cohésion de l’armée et se présenter comme une alternative inévitable sur le terrain.
Par : Moussa Mahamadou Nazirou




Par : 
Par : 




Par : 




