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L’exécution de Seif al-Islam Kadhafi à Zenten : La fin brutale d’un héritier dans l’ombre

LIBYE — Le destin de celui qui fut l’héritier présomptif de la Jamahiriya s’est brisé ce mardi 3 février 2026. Seif al-Islam Kadhafi, figure de proue de l’ancien régime et éternel candidat au retour, a été assassiné dans sa résidence de Zenten. Ce décès, confirmé par ses proches et les autorités judiciaires, marque la fin d’une ère et plonge la transition libyenne dans une nouvelle zone de turbulences.


Le silence qui entourait la villa de Zenten, dans les montagnes du sud-ouest libyen, a été rompu vers 14h00 par une opération d’une précision chirurgicale. Selon les témoignages de son entourage, notamment son conseiller politique Abdullah Othman et son avocat Me Marcel Ceccaldi, un commando de quatre hommes lourdement armés et masqués a mené l’assaut. Les assaillants ont fait preuve d’une préparation méthodique, prenant le soin de neutraliser l’intégralité du système de vidéosurveillance de la propriété avant de s’introduire dans les quartiers privés de l’ancien dauphin.


Le silence qui entourait la villa de Zenten, dans les montagnes du sud-ouest libyen, a été rompu vers 14h00 par une opération d’une précision chirurgicale. Selon les témoignages de son entourage, notamment son conseiller politique Abdullah Othman et son avocat Me Marcel Ceccaldi, un commando de quatre hommes lourdement armés et masqués a mené l’assaut. Les assaillants ont fait preuve d’une préparation méthodique, prenant le soin de neutraliser l’intégralité du système de vidéosurveillance de la propriété avant de s’introduire dans les quartiers privés de l’ancien dauphin.


La confrontation a été directe et fatale. Seif al-Islam, 53 ans, a succombé à des tirs à bout portant. Si l’identité des auteurs reste à ce jour inconnue, le mode opératoire suggère une connaissance intime des lieux et des protocoles de sécurité de celui qui vivait dans une semi-clandestinité depuis sa libération par les milices locales en 2017. Le bureau du procureur général, saisi immédiatement, a dépêché des experts médico-légaux pour authentifier le corps et confirmer les circonstances exactes du décès par balles.


Cette disparition brutale vient clore un parcours marqué par une dualité constante. Formé à la London School of Economics, Seif al-Islam a longtemps été le visage réformateur du régime de son père, Mouammar Kadhafi, avant de se transformer en défenseur farouche du pouvoir lors de l’insurrection de 2011. Malgré les poursuites de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, il demeurait pour une partie de la population — et de nombreuses tribus stratégiques — le symbole d’une stabilité perdue. Sa candidature à l’élection présidentielle de 2021, bien que le scrutin n’ait jamais eu lieu, avait prouvé qu’il restait une force politique majeure capable de bousculer les équilibres entre Tripoli et Benghazi.


L’onde de choc de cet assassinat redistribue violemment les cartes du pouvoir. En éliminant celui qui fédérait encore les nostalgiques du “système vert”, les commanditaires suppriment un acteur imprévisible mais indispensable à toute réconciliation nationale inclusive. Pour ses partisans, Seif al-Islam devient aujourd’hui un martyr, un statut qui pourrait radicaliser ses soutiens et compliquer davantage le processus électoral en cours. Pour ses détracteurs, c’est une page sanglante de l’histoire libyenne qui se tourne enfin, bien que de manière extrajudiciaire.
Alors que les enquêtes se poursuivent pour déterminer si cet acte est le fruit d’une rivalité entre milices ou d’une exécution politique commanditée, la Libye se réveille aujourd’hui orpheline de son prisonnier le plus célèbre. L’histoire retiendra que le fils du “Guide” n’aura jamais réussi son pari de revenir par les urnes, tombant sous les balles d’une instabilité qu’il n’aura cessé de combattre et d’incarner à la fois.

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