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Wadagni-Kagame : 48 heures pour sceller le co-investissement Sud-Sud au pays des mille collines

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Deux hommes, une vision identique du développement de l’Afrique.

48 heures chrono. C’est le temps que durera la visite officielle du Président Romuald WADAGNI à son homologue Paul KAGAME, Président de la République du Rwanda.

Sénèque, le philosophe grec le soulignait ” il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va ” .

En effet, le Chef de l’Etat béninois, depuis son accession à la magistrature suprême sait effectivement où il va. Ce vent favorable l’a accompagné successivement, à quelques intervalles près, dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest, en Europe, à Bruxelles, précisément, et aujourd’hui en Afrique de l’Est. Premier déplacement dans cette partie du Continent africain.

Pourquoi le Rwanda donc, serait-on tenté de demander ?

D’évidence, dans sa vision et sa gouvernance stratégique, le Président WADAGNI ne saurait boucler son septennat sans croiser ses ambitions avec l’un des chefs d’État africain qui fait l’unanimité sur son leadership depuis plusieurs années, dans le domaine des technologies innovantes, de la digitalisation des services publics et d’efficacité administrative.

Les concepts de ” Smart city” et de ” clean city” lui sont collés à la peau managériale.

Économiquement, le Rwanda parle de lui à travers ses indicateurs macro économiques séducteurs. 17,34 milliards de dollars américains au niveau du Produit Intérieur Brut ( PIB) , 16,68 Milliards de dollars américains côté Revenu National Brut ( RNB) avec un budget en nette progression de 12,1% estimé à 7.796,3 Milliards de Franc Rwandais, c’est à dire 5, 33 Milliards de dollars américains.

Des notations très favorables pour les experts qui scrutent de près ces performances venant d’un pays qui a touché presque le fond avec ce génocide des Tutsis en 1994.

Pratiquement un miracle qui ne dit pas son nom. Loin de se victimiser et de trouver inlassablement des boucs émissaires, les Rwandais se sont mis au travail, seule valeur qui vaille, avec une conscience professionnelle et patriotique hors pair. Cette résilience, ce refus de la fatalité ou du fatalisme méritent d’être exportés.Moteurs des investissements attractifs et flatteurs qui font courir autant de personnalités de référence.

48 heures au village de Urugwiro , le Président Romuald WADAGNI, abordera beaucoup d’autres sujets stratégiques d’intérêts d’ordre économique, diplomatique, de gouvernance technique et de sécurité, pourquoi pas. Lesquels sujets pourront renforcer la coopération et le co-investissement.

Notons qu’une visite au Mémorial du génocide de Kigali à Gisogi a été faite dès l’arrivée ce mercredi 16 septembre 2026 pour rendre hommage aux victimes de 1994 . Un acte fort et riche en symboles.

Il convient de rappeler, à toutes fins utiles, que depuis l’ère Patrice TALON, les bases de ce rapprochement entre le Bénin et le Rwanda avaient déjà été posées. Naturellement que l’on puisse tisser “la nouvelle corde sur l’ancienne”, selon la sagesse révélée par l’écrivain béninois Jean Pliya dans “Les Tresseurs de corde” ( 1987).

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